Escroquerie massive aux cartes bancaires : le Ghana démantèle un réseau aux ramifications internationales
Les autorités ghanéennes ont démantelé ce 1er juillet 2026, un présumé réseau international de cybercriminalité financière à la suite d’une opération. Cette opération a été menée conjointement par la Cyber Security Authority, le Service de Police ghanéen, INTERPOL et le FBI. Au cœur de l’enquête figure Aderinsola Oluwanifemi Adeleye, un ressortissant nigérian installé à Accra et recherché dans le cadre d’investigations portant sur des cybercrimes financiers transnationaux impliquant des cartes bancaires américaines compromises. Son arrestation est l’aboutissement de plusieurs mois de collecte de renseignements et de coopération internationale entre les services chargés de l’application de la loi.
L’affaire est partie d’une plainte transmise à Ecobank Ghana par Citi Bank après la détection de transactions suspectes effectuées avec deux cartes de crédit américaines sur des terminaux de paiement de stations-service à Accra. Les investigations ont révélé que le suspect, avec la complicité de préposés aux pompes et d’autres individus toujours recherchés, réalisait de faux achats de carburant avant de récupérer en espèces les montants débités sur les cartes compromises. Interpellé alors qu’il revenait effectuer une nouvelle transaction, il était en possession d’une carte bancaire Citi Bank et d’un pistolet Beretta chargé. Les perquisitions menées dans son entreprise et à son domicile ont également permis la saisie de munitions, de plusieurs appareils électroniques destinés à des analyses médico-légales ainsi que d’éléments susceptibles d’étayer l’enquête.
Selon les enquêteurs, les revenus issus de cette escroquerie auraient servi à financer l’acquisition d’une maison, d’une usine de fabrication de blocs de ciment, d’un véhicule et d’autres biens soupçonnés de provenir des produits du cybercrime. Les autorités poursuivent leurs investigations afin d’identifier les autres membres du réseau, retracer les flux financiers et exploiter les données contenues dans les équipements saisis. Pour le Ghana, cette affaire met en évidence la nécessité de renforcer la protection des infrastructures de paiement et la coopération internationale face à une cybercriminalité financière qui cible désormais les systèmes bancaires au-delà des frontières.
Source : Cyber Security Authority
Koffi ACAKPO





