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CYBER-ACTU

KNext 2026 à Abidjan : Kaspersky alerte sur la recrudescence des cyberattaques en Afrique de l’Ouest

Le 25 mars 2026, Kaspersky a organisé au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire une conférence consacrée à la cybersécurité, réunissant ses experts et des professionnels IT ivoiriens pour analyser l’évolution des menaces numériques en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre, organisée dans le cadre de l’événement KNext, visait à alerter sur l’intensification des cyberattaques et à proposer des réponses adaptées face à des risques financiers et stratégiques croissants. Lors de ce creuset  les spécialistes ont dressé un constat préoccupant. 

En effet, des opérations d’envergure à l’image de PassiveNeuron, ont démontré la capacité d’attaquants à infiltrer des infrastructures critiques. Entre fin 2024 et mi-2025, cette campagne de cyberespionnage a compromis des serveurs SQL d’organisations clés grâce à des implants sophistiqués, confirmant un changement d’échelle et de complexité des attaques visant le continent. Ainsi, la cybercriminalité ne se limite plus à des attaques ponctuelles, mais s’inscrit dans une logique d’exploitation continue des données sensibles. Dans le même temps, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les stratégies malveillantes accentue cette dynamique. Les données observées en 2025 traduisent cette tendance, avec une hausse de 40 % des logiciels espions et une progression de 32 % des infostealers, ces programmes conçus pour dérober des informations confidentielles.

Pascal Naudin, Directeur B2B pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale Kaspersky
Pascal Naudin, Directeur B2B pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale Kaspersky

De son intervention, Pascal Naudin, Directeur B2B pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, a structuré ces menaces en trois catégories majeures, tout en mettant en lumière leur impact économique. Les attaques par rançongiciel arrivent en tête, avec un coût global estimé à 1,4 milliard de FCFA, dont 500 millions liés à l’interruption d’activité. Viennent ensuite les fuites de données, évaluées à 1,07 milliard de FCFA, incluant notamment les coûts de gestion de crise, les pertes de réputation et des sanctions réglementaires atteignant 440 millions de FCFA. Enfin, la fraude interne représente un manque à gagner de 580 millions de FCFA, affectant directement la performance des entreprises, avec une incidence sur le produit net bancaire estimée à 1,5 %.

Toutefois, au-delà des constats et des chiffres, la multiplication et la sophistication des cyberattaques posent la question de la résilience numérique des économies africaines. À mesure que la transformation digitale s’accélère, la capacité des États et des entreprises à sécuriser leurs infrastructures apparaît plus que jamais comme un enjeu stratégique pour le développement du continent.

Source : Kaspersky 

Christelle HOUETO

Journaliste communicante spécialisée sur les questions de sécurité numérique

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