La BCLCC interpellent deux présumés cybercriminels à Ouagadougou pour un préjudice de 15,1 millions de francs CFA
La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a interpellé récemment deux hommes soupçonnés d’escroquerie via les technologies de l’information et de la communication à Ouagadougou. La Brigade précise que les faits mêlent faux documents bancaires, usurpation d’identité et manipulation numérique.
Les deux suspects ont pour habitude de cibler des entreprises et des commerçants. Leur promesse était simple. Une commande importante, bien ficelée et adaptée à l’activité de la victime. Une offre crédible, presque rassurante. Selon les informations communiquées par la BCLCC, le premier suspect cybercriminel entrait en contact avec les victimes par téléphone ou via WhatsApp. Ensuite, il se présentait sous le nom de « Ladji ». Une identité d’emprunt. Il simulait une relation commerciale classique en demandant un devis puis réclamait les coordonnées bancaires pour un virement imminent.
C’est à ce stade que le deuxième suspect cybercriminel, déjà connu des services judiciaires pour des faits similaires, fabriquait un faux bordereau de virement. Un document qui va porter l’identité visuelle d’une banque de la place. Il était transmis à la victime comme preuve de paiement. Le montant affiché dépassait volontairement la somme réelle avec un surplus allant de 500 000 à 600 000 francs CFA. Après ce stratagème, le premier suspect cybercriminel revient à la charge et rappelle alors le commerçant en évoquant une erreur et demandait le renvoi du trop-perçu via Mobile Money, au profit d’un prétendu chauffeur chargé de récupérer la marchandise. Une fois les fonds transférés, le silence s’installait. L’arnaque n’apparaissait qu’après vérification auprès de la banque.
Par ailleurs, les enquêteurs de la BCLCC ont recensé une quinzaine de victimes. Le préjudice global est estimé à 15,1 millions de francs CFA, selon les chiffres officiels. Les deux hommes ont reconnu les faits. Ils ont été présentés au Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I, conformément aux procédures en vigueur. La BCLCC invite également les victimes à se présenter dans ses services pour déposer plainte.
Source : Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC)





