Bienvenue sur la nouvelle version de notre site internet.

CYBER-ACTU

Criminalistique numérique et contre-espionnage : le Ghana modernise ses formations sécuritaires

L’Université métropolitaine d’Accra et le Bureau de lutte contre la cybercriminalité ont lancé récemment deux nouveaux programmes de Master sur le campus de Nungua. Le premier porte sur la cybersécurité et la criminalistique numérique. Le second couvre la sécurité et le renseignement. L’annonce officielle est intervenue le 06 mai 2026. Ces formations ciblent directement les professionnels du secteur sécuritaire ghanéen. Elles répondent au besoin de disposer d’experts locaux formés aux réalités du terrain numérique africain.

Lors de la conférence inaugurale, l’ancien Directeur général de l’Autorité de cybersécurité du Ghana, le Dr Albert Antwi-Boasiako a salué l’initiative. « Pour aller de l’avant, nous devons repenser l’éducation et définir ce que signifie être compétent. La compétence ne se résume pas à ce que l’on sait, mais à ce que l’on est capable de faire sous pression, dans des conditions incertaines et avec des conséquences réelles », a-t-il déclaré.

Dr Antwi-Boasiako a insisté aussi qu’avec lesdits programmes universitaires modernes, les étudiants seront dotés de compétences telles que l’analyse des menaces, la criminalistique numérique, la synthèse du renseignement, le contre-espionnage, le profilage des délinquants et la prise de décision fondée sur les risques cyber. « Ces compétences ne sont pas optionnelles ; elles sont essentielles. Le professionnel de demain, à l’ère des algorithmes, doit être à la fois un expert en technologies, un analyste, un stratège et un spécialiste de l’éthique », a-t-il ajouté.

Ces programmes intègrent apprentissage pratique, analyses de cas réels et études approfondies. Le modèle s’inspire d’un partenariat similaire du Bureau déjà noué avec la Compagnie d’électricité du Ghana. À terme, l’Université veut produire des diplômés immédiatement opérationnels capables d’agir sous pression dans un environnement numérique de plus en plus hostile. Le Ghana pose ainsi les premières pierres d’une souveraineté numérique construite depuis ses propres amphithéâtres. 

Source : e-Crime

Koffi ACAKPO

Journaliste spécialiste des questions de cybersecurité, de protection des données personnelles en Afrique

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prouvez votre humanité: 5   +   5   =  

Bouton retour en haut de la page
SIGNALEMENT