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Le Libéria adopte une loi pour lutter contre la cybercriminalité

Le Sénat libérien a adopté le 04 novembre 2025, une loi sur la cybercriminalité. Un texte ambitieux qui marque une étape importante pour un pays encore vulnérable face aux menaces numériques. Selon ce que rapportent plusieurs médias du pays, le Sénat précise que cette loi vise à doter le Libéria d’un cadre juridique solide pour prévenir, détecter et réprimer les infractions commises dans le cyberespace. Cette loi arrive dans un contexte où les fraudes en ligne, le vol d’identité et les attaques informatiques se multiplient dans la région. 

Il faut préciser que les sénateurs ont voulu un texte à la fois rigoureux et adapté aux standards internationaux notamment ceux de la CEDEAO et de l’Union africaine. Par ailleurs, le nouveau dispositif crée un Conseil National de cybersécurité (LNCC) plus représentatif en intégrant désormais l’Agence de Renseignement Financier (FIA) comme membre permanent. Plus loin, le Comité de Sénateurs en charge de l’amendement a également proposé que l’Équipe d’intervention d’urgence informatique du Libéria (LCERT) soit financée par le budget national afin de garantir sa stabilité et son efficacité.

La loi met l’accent sur la coopération internationale. En effet, le Libéria s’est engagé à adhérer à la Convention de Budapest et à la Convention de Malabo. Deux instruments majeurs en matière de lutte contre la cybercriminalité sur le Continent. Ce qui témoigne de la volonté du pays de s’arrimer à la dynamique mondiale de gouvernance numérique. Côté technique, le texte introduit des normes strictes de cybersécurité. Il impose à l’Équipe d’intervention d’urgence informatique du Libéria (LCERT), la publication de standards obligatoires notamment le chiffrement AES-256, le protocole TLS 1.2 ou supérieur ainsi que la conformité aux référentiels ISO/IEC 27001 et NIST. Des audits réguliers et tests de pénétration seront exigés pour garantir la fiabilité des systèmes critiques.

Le texte va plus loin. Il protège les lanceurs d’alerte signalant de bonne foi les cybercrimes en criminalisant toute forme de représailles à leur encontre. Une mesure rare mais salutaire, dans un environnement où la peur du silence a souvent freiné la transparence. Avec cette loi, le Libéria s’équipe enfin d’un arsenal juridique complet pour affronter les menaces numériques. Le Libéria entre, à son rythme, dans le cercle des nations africaines conscientes que la souveraineté numérique n’est plus un luxe.

Source : Le Sénat libérien

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Koffi ACAKPO

Journaliste spécialiste des questions de cybersecurité, de protection des données personnelles en Afrique

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