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CYBER-ACTU

Lutte contre le cybercrime en Afrique du Sud : le Commonwealth et l’Institut de formation judiciaire forment les professionnels de la justice

Le Ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement en partenariat avec l’Institut sud-africain de Formation Judiciaire a organisé du 12 au 15 janvier 2026 deux ateliers de formation. Ces ateliers ont été destinés à renforcer la manière dont les tribunaux traitent les affaires de cybercriminalité en Afrique du Sud. Plus de 35 juges et magistrats venus de plusieurs provinces du pays ont suivi les deux ateliers de formation. Ces ateliers de formation vont permettre aux participants de mieux juger les infractions commises en ligne, de mieux comprendre les preuves électroniques et surtout de mieux protéger les citoyens.

Au cours des ateliers, les juges et les magistrats ont examiné les principales étapes du fonctionnement quotidien des tribunaux. Cela comprenait la collecte et l’admissibilité des preuves électroniques ; l’application des garanties juridiques et la prise de décisions justes et proportionnées pour responsabiliser les auteurs d’infractions. Par ailleurs, les participants se sont engagés à former leurs pairs au sein du système judiciaire après les ateliers. Ceci contribuera à améliorer la manière dont les tribunaux traitent les infractions commises en ligne ainsi que les affaires impliquant des preuves électroniques. Des infractions en ligne qui affectent quotidiennement les particuliers et les entreprises. 

Plus loin, les participants ont également animé des mini-sessions de formation sur des questions clés. Notamment, les procédures standard de délivrance des mandats de perquisition, le traitement des preuves électroniques et l’application de l’entraide judiciaire dans les procédures judiciaires. Pour le Président-Juge par intérim de la Province du Nord-Ouest en Afrique du Sud, M. Andre Petersen,  la cybercriminalité est comme un défi sérieux. Elle a des « répercussions inquiétantes » sur les entreprises, les institutions publiques et les citoyens, avec des coûts annuels dépassant 2,2 milliards de rands. « Nous avons besoin d’un système judiciaire capable de suivre le rythme de l’ère numérique et qui ne soit pas resté bloqué à l’époque pré-technologique, et c’est pourquoi cette initiative est si importante », a-t-il défendu. 

Pour le Secrétaire Général Adjoint du Commonwealth, le Professeur Luis G. Franceschi, cette initiative va permettre aux particpants de mieux traiter les questions de cybercriminalité en matière pénale en Afrique du Sud. « Notre vision est celle d’une capacité nationale autonome permettant aux juges sud-africains d’enquêter, d’évaluer et de statuer en toute confiance sur les affaires liées à la cybersécurité », a-t-il martelé. Il a encouragé les participants à partager leurs connaissances avec leurs collègues afin d’améliorer la manière dont les tribunaux traitent les affaires de cybercriminalité en ajoutant que : « On ne peut pas garantir le succès, mais on garantit l’échec en abandonnant » 

Source : Commonwealth

Koffi ACAKPO

Journaliste spécialiste des questions de cybersecurité, de protection des données personnelles en Afrique

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