Lutte contre la cybercriminalité à l’internationale : : l’ONU adopte un traité pour mieux protéger les États et les citoyens

Les Nations Unies ont ouvert à Hanoï les 25 et 26 octobre 2025, la signature du tout premier traité international contre la cybercriminalité. Ce texte, adopté par l’Assemblée Générale de l’ONU en décembre 2024 vise à renforcer la coopération mondiale. Intitulé Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, le traité se donne pour objectif de doter la communauté internationale d’un cadre juridique universel. Celui-ci vise à prévenir, poursuivre et sanctionner les infractions commises au moyen des technologies de l’information et de la communication (TIC). 

Les États signataires s’engagent alors à harmoniser leurs législations nationales et renforcer les capacités techniques pour protéger les victimes de cyberattaques. Lors de la cérémonie d’ouverture à Hanoï, 72 États ont apposé leur signature. Parmi eux figurent des puissances numériques comme les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et l’Inde, mais aussi plus de 20 pays africains. Cette forte mobilisation démontre la prise de conscience mondiale face à un phénomène qui coûte chaque année des milliards de dollars. « La Convention des Nations Unies sur la cybercriminalité est un instrument puissant et juridiquement contraignant qui renforce notre défense collective contre la cybercriminalité », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors de la cérémonie de signature. « Elle témoigne de la capacité toujours aussi efficace du multilatéralisme à apporter des solutions. Et elle représente l’engagement qu’aucun pays, quel que soit son niveau de développement, ne sera laissé sans défense face à la cybercriminalité. »

Lutte contre la cybercriminalité à l’internationale : l’ONU adopte un traité pour mieux protéger les États et les citoyens

Pour l’Afrique, où la transformation numérique s’accélère, cette convention représente une aubaine pour combler les écarts en matière de capacités cyber, de formation et de cadre juridique. Cependant, les défis restent considérables. Entre la lenteur des ratifications, disparités techniques entre pays, et nécessité de concilier cybersécurité et libertés fondamentales. Pour rappel, elle restera ouverte à la signature au siège des Nations Unies à New York jusqu’au 31 décembre 2026. La Convention entrera en vigueur après que 40 États seront devenus parties, et sa mise en œuvre sera examinée par la Conférence des États parties.

Source: Les Nations Unies

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