Violation de confidentialité à l’échelle mondiale : Google va payer 5 Milliards de dollars de dommages pour espionnage

Google, géant de la technologie va payer 5 milliards de dollars de dommages suite à un recours collectif des internautes dénonçant l’espionnage incognito des utilisateurs malgré le mode de navigation privée en ligne. L’information a été diffusée le 30 décembre 2023 par plusieurs médias américains.

Selon ces médias, les utilisateurs soutiennent que c’est à travers son navigateur Google Chrome que Google les avait trompés en leur faisant croire que le mode incognito garantissait une navigation privée, alors que les technologies publicitaires et autres techniques suivaient leurs activités en ligne. Par ailleurs, d’après ce recours collectif, les activités de Google ont généré une « mine d'informations inexplicable » sur les utilisateurs croyant protéger leur vie privée. Plus loin, les plaignants ont également souligné que les modes « privés » similaires à d'autres navigateurs du géant de la technologie étaient également affectés.

google chrome en mode privée

Il faut préciser que l'accord de ce règlement, conclu jeudi, doit être approuvé par un juge fédéral, mais les avocats des plaignants prévoient de le présenter d'ici le 24 février 2024. Des termes spécifiques de l'accord n'ont pas été divulgués, mais la somme visée initialement était de 5 Milliards de dollars au nom des utilisateurs lésés. En réponse à ce règlement, Google n'a pas encore réagi officiellement.

Mais les allégations portées par le recours collectif ont attiré l'attention sur les pratiques de confidentialité des géants technologiques. Ce qui soulève des préoccupations quant à la manière dont les utilisateurs sont informés des capacités réelles du mode incognito qu’ils utilisent pour suivre leur client en ligne.

Toutefois, la décision de Google de régler cette affaire met en lumière l'importance croissante accordée à la protection de la vie privée en ligne et souligne la nécessité pour les entreprises technologiques de transparentes quant à leurs pratiques de suivi et de collecte de données.

Sources
Security Week, Numerama, Clubic

Koffi ACAKPO
Journaliste digital